Au temps de l'innocence by Edith Wharton

(4 User reviews)   559
By Jason Bauer Posted on Jan 12, 2026
In Category - Comedy Writing
Wharton, Edith, 1862-1937 Wharton, Edith, 1862-1937
French
Ever wonder what it's like to have your entire life planned out, only to meet someone who makes you question every rule? That's Newland Archer's world in 'The Age of Innocence.' He's engaged to the perfect, sweet May Welland, a match approved by everyone in their glittering 1870s New York society. Then May's cousin, the mysterious and independent Countess Ellen Olenska, returns from Europe, trailing scandal. Suddenly, Newland is caught between the safe, predictable life he's always known and a passionate, impossible love that society forbids. It's a heartbreaking look at duty versus desire, and the quiet cages built by good manners and high expectations.
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richesses et en splendeur de ceux des grandes capitales européennes. Cependant, le monde élégant se plaisait encore à se rassembler, chaque hiver, dans les loges rouges et or quelque peu défraichies de l'accueillante et vieille Académie. Les sentimentaux y restaient attachés à cause des souvenirs du passé, les musiciens à cause de son excellente acoustique,--une réussite toujours hasardeuse,--et les traditionalistes y tenaient parce que, petite et incommode, elle éloignait, de ce fait même, les nouveaux riches dont New-York commençait à sentir à la fois l'attraction et le danger. La rentrée de Mme Nilsson avait réuni ce que la presse quotidienne désignait déjà comme un brillant auditoire. Par les rues glissantes de verglas, les uns gagnaient l'Opéra dans leur coupé, les autres dans le spacieux landau familial, d'autres enfin dans des coupés «Brown,» plus modestes, mais plus commodes. Venir à l'Opéra dans un coupé «Brown» était presque aussi honorable que d'y arriver dans sa voiture privée; et au départ on y gagnait de pouvoir grimper dans le premier «Brown» de la file,--avec une plaisante allusion à ses principes démocratiques,--sans attendre de voir luire sous le portique le nez rougi de froid de son cocher. Ç'avait été le coup de génie de Brown, le fameux loueur de voitures, d'avoir compris que les Américains sont encore plus pressés de quitter leurs divertissements que de s'y rendre. Quand Newland Archer ouvrit la porte de la loge réservée à son cercle, le rideau venait de se lever sur la scène du jardin. Le jeune homme aurait pu arriver plus tôt, car il avait dîné à sept heures, seul avec sa mère et sa sœur, et avait lentement fumé son cigare dans la bibliothèque aux meubles gothiques, la seule pièce où Mrs Archer permettait qu'on fumât. Il s'était attardé, d'abord, parce que New-York n'était pas une de ces villes de second rang où l'on arrive à l'heure à l'Opéra,--et ce «qui se fait» ou «ne se fait pas» jouait un rôle aussi important dans la vie de Newland Archer que les terreurs superstitieuses dans les destinées de ses aïeux, des milliers d'années auparavant. Le second motif de son retard était tout personnel. Il avait flâné en fumant parce qu'étant au fond un dilettante, savourer d'avance un plaisir lui donnait souvent une satisfaction plus subtile que le plaisir même. Cela était vrai surtout quand il s'agissait d'un plaisir délicat,--comme l'étaient du reste la plupart des siens,--et, dans cette occasion, le moment qu'il escomptait était d'une qualité si rare et si exquise que, s'il avait pu fixer avec le régisseur la minute précise de son arrivée, il n'aurait pu choisir un moment plus propice que celui où la prima-donna chantait: «Il m'aime,--il ne m'aime pas,--il m'aime,» en laissant tomber avec les pétales d'une marguerite des notes limpides comme des gouttes de rosée. Naturellement, elle chantait «M'ama,» et non «il m'aime,» puisque une loi immuable et incontestée du monde musical voulait que le texte allemand d'un opéra français, chanté par des artistes suédois, fut traduit en italien, afin d'être plus facilement compris d'un public de langue anglaise. Ceci semblait aussi naturel à Newland Archer que toutes les autres conventions sur lesquelles sa vie était fondée: telles que le devoir de se servir de deux brosses à dos d'argent, chiffrées d'émail bleu, pour faire sa raie, et de ne jamais paraître dans le monde sans une fleur à la boutonnière, de préférence un gardénia. «M'ama,--non m'ama,» chantait la prima-donna, et «_M'ama!_» dans une explosion finale d'amour triomphant. Pressant sur ses lèvres la marguerite effeuillée, elle levait ses grands yeux sur le visage astucieux du petit ténor, Faust-Capoul, qui, sanglé dans...

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Edith Wharton’s Pulitzer Prize-winning novel takes us inside the drawing rooms and opera boxes of New York’s high society in the 1870s. It’s a world of strict, unwritten rules where reputation is everything.

The Story

Newland Archer, a young lawyer, is happily engaged to the lovely and conventional May Welland. Their future seems set. But when May’s cousin, Countess Ellen Olenska, returns from a failed marriage in Europe, she brings a breath of scandal and freedom that fascinates Newland. Ellen is everything May is not: worldly, artistic, and unafraid to question society’s rules. As Newland falls for Ellen, he’s torn. He must choose between the passionate, real connection he finds with her and the safe, respectable life promised with May—a life that his family, friends, and all of New York expect him to lead.

Why You Should Read It

This book isn’t just about old-fashioned manners. It’s about the immense pressure to conform and the heartbreaking cost of following your heart. Wharton writes with such sharp, quiet observation. You feel the weight of every glance and the meaning behind every polite phrase. Newland isn’t a classic hero; he’s often weak and trapped by his own upbringing. That makes his struggle feel painfully real. You’ll ache for him, for Ellen, and even for May, who is far more perceptive than she first appears.

Final Verdict

Perfect for anyone who loves a slow-burn, character-driven story about impossible choices. If you enjoyed the emotional tension of ‘Pride and Prejudice’ but wished it had more biting social commentary, this is your next read. It’s a masterpiece about the love stories we don’t get to have, and the quiet tragedies that happen in plain sight.



🏛️ Legacy Content

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Betty Allen
2 months ago

This download was worth it since it manages to explain difficult concepts in plain English. Time very well spent.

Richard Lee
4 months ago

Based on the reviews, I decided to try it and the pacing is just right, keeping you engaged from start to finish. A true masterpiece of its kind.

Brian Williams
1 month ago

During my studies, I found that the author avoids unnecessary jargon, which is refreshing. I finished this feeling genuinely satisfied.

Noah Miller
1 month ago

I had low expectations initially, however the attention to historical detail adds a layer of realism that is rare. This was both informative and enjoyable.

4.5
4.5 out of 5 (4 User reviews )

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